dimanche

Dimanche poétik 6


SAISIR

Saisir, saisir le soir, la pomme et la statue,
Saisir l’ombre et le mur et le bout de la rue.

Saisir le pied, le cou de la femme couchée
Et puis ouvrir les mains. Combien d’oiseaux lachés

Combien d’oiseaux perdus qui deviennent la rue
L’ombre, le mur, le soir, la pomme et la statue !

Jules Supervielle


3 commentaires:

  1. Je ne connais pas du tout cet auteur, mais c'est très touchant!

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  2. @celsmoon et herisson08: il y a un très beau livre de nouvelles de Supervielle qui s'appelle: "l'enfant de la haute mer"...

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