mercredi

No turning back (Sarah Blasko)

Parfois j'aimerais être une petite fille, chevaucher un loup gris jusqu'à la mer.
Mais à quoi sert de se pencher sur le passé?
No turning back...
il y aura d'autres toits, d'autre toi, et des elfes à poursuivre.
Les toits sont vastes et la nuit à conquérir :)

dimanche

It's a wonderfull life. Sparkle horses

Mark Linkous a pris son envol vers le Grand loin... Les chevaux scintillent et caracolent dans les étoiles. D'autres toits seront hantés.
Et moi, j'ai une humeur de novembre.

vendredi

Just a perfect day

Parfois, entre nous, c'est comme ça. Et rien ne nous l'enlèvera.
je vous aime, les Cerises! (song: Lou Reed)

jeudi

La rue de la Gaité

Vraiment je me demande... Dans les années 60 les parisiens parlaient-ils vraiment comme ça?


"Adieu mon petit pays"


Haïti.
Les larmes et les décombres. La mort.
Je pense à Lucien, le fils du garage Hispaniolia. Toujours en skate, toujours pressé. Sa maman vit là-bas. Vit encore ?

dimanche

Dimanche poétik (8)


















Francis Carco

L'Ombre

(...)
Ton ombre est couleur de la pluie,
De mes regrets, du temps qui passe.
Elle disparaît et s'efface
Mais envahit tout, à la nuit.

Sous le métro de la Chapelle
Dans ce quartier pauvre et bruyant,
Elle m'attend, derrière les piliers noirs,
Où d'autres ombres fraternelles,
Font aux passants, qu'elles appellent,
De grands gestes de désespoir.

Mais les passants ne se retournent pas.
Aucun n'a jamais su pourquoi,
Dans le vent qui fait clignoter les réverbères,
Dans le vent froid, tant de mystère
Soudain se ferme sur ses pas...

Et moi qui cherche où tu peux être,
Moi qui sais que tu m'attends là,
Je passe sans te reconnaître.
Je vais et je viens, toute la nuit,
Je marche seul, comme autrefois,
Et ton ombre, couleur de pluie,
Que le vent chasse à chaque pas,
Ton ombre se perd dans la nuit
Mais je la sens tout près de moi...

La suite ------>(...)

Les dimanches poétiques sont une initiative de Celsmoon

lundi

Mamie Paulette


Quand mamie Paulette fait du café, elle sort toujours ses jolies tasses de porcelaine et immanquablement elle répète :
"Ma grand-mère les a eues pour son mariage, elles ont plus de cent ans, tu sais ?

Quand mamie Paulette se met à coudre, elle me raconte comme c'était dur l'apprentissage de son temps. Mais bon, c'était la guerre, et grâce à ça, elle avait été la jeune fille la plus élégante de Vignargue.

Quand mamie Paulette me regarde, elle s'exclame avec fierté: "Tu es tout le portrait de ma Valérie". Maman est blonde et dodue, sa peau ne bronze pas, même après des heures passées sur le tracteur... mais moi, je n'ai pas besoin de soleil pour avoir ce teint de cuir tanné, et seule la paume de mes mains est rosée.

Alors mamie Paulette me fait la bise et dit :
"Tu as pris la jolie couleur de ton papa, mais ça t'empêche pas d'être une vraie ardéchoise, va."

Quand j'étais petite, Mamie Paulette traversait tout le village en me tenant par la main. Les commerçants me regardaient avec curiosité. Et ils pensaient: "Elle a été adoptée, la petite des Soubeyrand? "

Alors, comme nous reprenions le chemin de la maison à petits pas, Mamie Paulette me confiait:
"Dans la famille, on a toujours été les premiers pour la modernité. On a eu le premier tracteur, la première télé, la première machine à laver, et ta maman a été la première agrégée du village.
Et maintenant, grâce à toi, nous sommes les premiers métissés."

J'ose même pas imaginer que mamie Paulette disparaisse.

Mais, hier, elle a fait un petit malaise.